Toubib or not Toubib ?

Toubib or not Toubib ?
Quel intéret à aller voir un médecin quand on sait ce qu'on a, comment on l'a choppé et quand ça va se terminer ?
Tu crois que j'vais payer 20 ¤ pour un bout de papier certifiant que je suis malade ? Pour un "allez acheter les médicaments que vous avez déjà chez vous" ?

Mon école et mon docteur sont-ils partenaires... ?

09/12/2005
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# Posté le samedi 28 janvier 2006 11:42

Histoire Vraie

De longs cheveux noirs magnifiques, des grands yeux verts qui rougissent comme s'ils se remplissaient de larmes, le visage aussi rose qu'un crayon de couleur, une démarche qui titube et ne lui ressemble pas... Voici le portrait approximatif de la gamine qui monte dans le bus. Elle doit avoir 15 ans mais en parait plus. On dirait déjà une petite femme.

Une peu essouflée, visiblement elle a courru pour attraper le 52 en direction d'Haluchère. A peine assise, elle sort son téléphone portable de son sac. Je la vois taper nerveusement dix chiffres sur le clavier puis porter l'appareil à son oreille. Elle dévisage tout le monde dans le bus, j'essaie de fixer mon attention sur les arbres qui défilent.

- Ouais, c'est Pauline. Je viens pas en cours, je vais rentrer chez moi. Je vais pas bien là. Y'a un mec qui est venu derrière moi, il m'a mis un pull sous le nez et m'a dit "vas-y respire". Tu crois que c'était quoi ? J'ai les yeux qui piquent, j'ai l'impression d'être défoncée. Tu crois que c'était quoi ? Ouais, c'était un peu mouillé sur le pull. Bah je sais pas, je le connais pas. Je l'ai même pas entendu venir. Il m'a collé son pull sous le nez. Ouais, ça brûle maintenant et j'ai envie de vomir. Ouais, je vais dormir. Ouais, je vais pas bien. Ouais. OK. Bisous.

La môme raccroche. Elle tousse sèchement puis colle son visage à la vitre et ferme les yeux. Ensuite, on est arrivés à l'arrêt où je descends.

Ici, on brûle pas des voitures, on brûle des visages.

PS : Pauline, c'était de l'éther...

08/12/2005
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# Posté le samedi 28 janvier 2006 11:41

Cours d'Ecriture Automatique

L'angoisse de l'écran blanc après quelques semaines d'absence. Trouver un truc à raconter. N'importe quoi, pourvu que ça ait un petit côté original. Taper des lettres, les unes après les autres, et raconter un truc. Vite, un peu de vie vécue pour meubler. Comme d'habitude, y ajouter mon cynisme (pour les uns) et mon côté "adolescente blasée-de-la-vie" (pour les autres)... Laisser l'effet se faire. Ca prend ? Super. Ca prend pas ? Super. T'es pas prise de tête, toi ! Super.

Allez, je m'active. Rien à raconter, ce que je raconte quand même. Etudier la façon de raconter. Ca prend du temps de faire passer une idée. Il faut faire des phrases courtes. Histoire de pomper un style plus pompé que Siffredi. Des fois un mot. Juste un. Super.

Et si l'esprit partait un peu plus loin ? Se saouler de ton sourire, rêver devant de l'Absolut... Pourquoi veux-tu savoir que tu vas me manquer pendant les vacances ? Pourquoi n'es-tu pas discret ? Comment dit-on "Joyeux Noël" en breton ? N'y-a-t'il que des mégalythes à Carnac ? Pourquoi est-ce que je ne sais pas écrire "mégalythes" ? Pourquoi ça sonne faux ?

Et d'abord, pourquoi "super" ?

05/12/2005
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# Posté le samedi 28 janvier 2006 11:39

Sociostyles

1. Les Enracinés : 23,2 % de la population. Ce sont des personnes âgées notamment, aux conditions modestes, vivant pour la plupart en province, en relation étroite avec l'environnement famillial, adeptes des quotidiens régionnaux, acheteurs de produits de première nécessité et clients de hard discounters. Ils ont des conduites individualistes et ne s'intéressent pas au monde extérieur.

2. Les Surfeurs : 20 % de la population. Issus de la classe aisée, adeptes des nouvelles technologies, ce sont surtout des jeunes de 15 à 35 ans. Ils investissent dans des achats de marques à forte valeur d'innovation et prônent les achats à distances.

3. Les Survivors : 23,4 % de la population. Ils ont moins de 45 ans, issus des classes moyennes et modestes, et revendiquent leur appartenance à un groupe de manière tribale, se sentant exclus du systême. Très joueurs (premiers clients de la Française des Jeux), ils sont adeptes du systême D.

4. Les Optimiseurs : 9,7 % de la population. Issus de la classe moyenne, ils habitent la banlieue et ont souvent un métier stable. Ce sont des gros consommateurs de crédit revolving et sont perpétuellement endettés. Ils sont à l'affût d'astuces et adeptes également du systême D, ce sont de bons consommateurs, assez débrouillards et très friands de cartes privilèges.

5. Les Prescripteurs : 17,1 % de la population. Ce sont des CSP+ difficiles et méfiants à l'égard du discours des marques (ils mettent une distance entre le discours et le produit et mettent souvent en garde leur entourrage). Ils adorent la communication institutionnelle.

6. Les Organizeurs : 6;6 % de la population. Issus de la classe moyenne, ce sont des plannificateurs toujours à la recherche de conseils pratiques et techniques. Très sensibles aux S.A.V., ils forment la catégorie des "clients chewing-gum".

Et toi, quel con-sommateur es-tu ?

09/11/2005
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# Posté le samedi 28 janvier 2006 11:37

7 Novembre 2004 - 22:10

Touche "rewind" sur le magnétoscope. On remonte un an en arrière, à la même heure. Des sanglots dans un combiné de téléphone, petit à petit je réalise que l'on ne se reverra plus jamais. Je t'ai perdu pour toujours.

La même histoire, inlassablement, qui défile dans ma tête. Je veux tout savoir : avec qui, où et pourquoi. Je me persuade que tu es toujours là, quelque part, pour ne pas devenir folle. Je me dis que tu vas finir par m'appeler, que l'on va se retrouver, que l'on va encore rigoler et dormir ensemble.

Un an déjà qu'elle a eu un bug, notre belle histoire... d'amitié.

Quand elle m'a appris ta mort, j'ai baissé la tête. Deux ans que je faisais la putain de fière à tes côtés, l'intouchable, la "sans coeur" pourquoi pas ? De toutes façons, j'aurai fait n'importe quoi pour ne pas qu'on me blesse et soudain, sans prévenir, tu t'éteins, tu me laisses seule face à un passé que je ne maîtrise pas. Le début de la fin...

Et regarde-moi, aujourd'hui. Je suis heureuse, j'ai réussi mon pari, j'ai appris à faire avec, j'ai gagné ma confiance, je commence à faire de ma vie une jolie oeuvre d'art. Oh, bien-sûr, j'aurai préféré fêter tout cela à tes côtés...

Ces deux larmes qui roulent sur mes joues te sont entièrement dédiées. A toi, mon Titoune que j'aime toujours, même si un monde nous sépare. Paix à ton âme.

07/11/2004
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# Posté le samedi 28 janvier 2006 11:34